Le blues de la rentrée

Pourquoi sommes-nous angoissés par la rentrée ?

La rentrée est souvent synonyme de nombreux chamboulements et il n’est pas toujours facile d’y faire face. Le retour à l’école, au collège, au lycée ou à l’université est souvent synonyme d’angoisse. A chaque rentrée scolaire, le stress prend possession des élèves : boule au ventre, trouble du sommeil, crise d’angoisse qui viennent dissiper d’un seul coup les bienfaits des congés. Le stress de la rentrée des classes est une façon de se protéger et d’appréhender ces nouvelles situations. En psychologie, la rentrée est qualifiée comme un évènement ‘stresseur’, c’est-à-dire un événement qui provoque un changement d’équilibre et qui va donc mobiliser nos ressources, exiger une certaine adaptation.

Quelques sont les principales raisons de ce déséquilibre ?

Notre horloge interne est déréglée

La trêve estivale a bien rechargé nos batteries mais pour autant le retour au bureau peut devenir anxiogène pour certains. Plus les vacances sont longues, plus la reprise est difficile. Changer de rythme représente un bouleversement de notre horloge interne. Elle n’est plus à la bonne heure, celle de la farniente et des horaires décalés (grasse matinée, sieste, diner tardifs). D’autre part, durant la saison estivale, nous vivons à l’heure d’été avec près de 2 heures de décalage par rapport au soleil. Changer nos habitudes brutalement et se resynchroniser en se levant plus tôt, c’est comme un décalage horaire de plusieurs heures qui se produit, comme si on avait voyagé loin. Ce décalage biologique génère fatigue, stress et angoisse. Notons que nous ne vivons pas tous les désagréments du changement de rythme de la même manière.

Une question de lumière

Comme notre horloge interne est synchronisée sur la course du soleil, nous percevons la baisse de luminosité due au changement de saison. Nous avons besoin de lumière et nous y sommes sensibles. Alors quand l’ensoleillement diminue, les journées sont plus courtes et la météo devient plus maussade et capricieuse, cela impacte notre humeur et nos états d’âme. Cela peut même prendre la forme d’une baisse de créativité et de peur de ne pas être à la hauteur dans son travail.

Comment se préparer pour une bonne rentrée :

Modifier progressivement ses habitudes de coucher et de lever pour retrouver un rythme plus en rapport avec les horaires de travail. C’est déjà ce que nous faisons avec nos enfants pour les recadrer une semaine avant la rentrée scolaire. Il n’est pas toujours simple de retrouver sa petite routine du coucher et du lever après les vacances d’été. Il est plus facile d’agir sur l’heure de réveil en se levant plus tôt un peu chaque jour plutôt que sur celui de l’endormissement qui n’est pas volontaire et que nous ne pouvons pas contrôler. Manger sainement le soir (éviter les produits trop riches et transformés) et privilégier les glucides lents (légumineuses…) qui permettent une meilleure régulation des apports durant la nuit. Attention aux repas trop riches qui augmentent les risques d’insomnie

Pratiquer une activité physique est un excellent moyen de lutter contre le stress de la rentrée scolaire. En effet, le sport déclenche dans notre organisme la production d’endorphines, autrement dit les hormones du bonheur et du bien-être. Ces dernières réduisent l’anxiété et diminuent la douleur. Reprendre une activité sportive plutôt le matin que le soir car le sport fait monter la température et le rythme cardiaque qui empêchent l’endormissement. Retrouver le plaisir d’une promenade à vélo, d’une séance de course à pied ou encore d’une petite baignade. Plus vous pratiquerez du sport et mieux vous vous sentirez reposé et apaisé.

Certains achètent une lampe de luminothérapie pour se prémunir du spleen récurrent de l’automne.

Rappelons que les écrans lumineux (télévision, téléphone, tablette…) bloquent l’endormissement et génèrent de la fatigue source de somnolence et d’un manque de performance au travail le lendemain.

Se lancer un défi comme un objectif qui occupe l’esprit et nous donne un chemin à suivre dans les mois qui viennent. C’est pour se faire du bien en attendant l’été prochain. Par exemple, profiter de cette reprise pour prendre des décisions comme ne plus emporter du travail à la maison ou ne pas manger le téléphone à la main.

Apprendre à lâcher-prise sur ses attentes, sur sa situation, sur son travail en général. De nombreuses méthodes pour se relaxer seul à la maison ou avec un professionnel sont disponibles comme la sophrologie, la relaxation, la respiration…Cela permet de traverser cette période de transition et de retrouver sérénité et bien-être. Par exemple, le fait de faire de la méditation en prêtant attention à sa respiration pendant quelques minutes, chaque jour, suffit déjà à affronter les événements avec davantage de calme et de sagesse. Cette respiration antistress peut se faire partout, au bureau, dans le métro. Oubliez les somnifères et tranquillisants qui sont un véritable piège et créent très vite une accoutumance et qui ne règlent rien.

Prendre du temps pour soi au lieu de courir partout à un rythme effréné. Prévoir une sortie entre amies, s’offrir un massage, lire un bon bouquin, autant de pauses plaisir qui permettent de penser à autre chose qu’à son boulot, ses factures.

Et si vous vous occupiez la tête en faisant du rangement et du tri dans vos affaires, rien de tel pour ne pas penser au stress de la rentrée et de se sentir moralement plus léger. Et oui, vider vos placards de ce qui ne vous sert plus et ranger votre espace de vie ou de travail vous rendra plus léger. Et en plus, vous ferez de la place chez vous et vous pourrez rendre heureuse une association qui donnera ce surplus aux nécessiteux !

Doucement sur la caféine qui est anxiogène ! Elle libère du cortisol, l’hormone du stress et empêche de dormir. On retrouve la caféine dans le thé, le café, le chocolat, le Coca et le Red Bull. Le tabac et l’alcool sont aussi sont à tempérer en cas de stress.

Les plantes médicinales ou la phytothérapie peuvent être une aide au retour au calme. Il est bon de demander conseil pour leur utilisation.

Si aucun de ces moyens ne viennent à bout de vos angoisses, il est temps de consulter un médecin et de faire le point sur votre état de santé.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.