Les fascias, notre subtil deuxième squelette

Les fascias

S’ils n’étaient pas présents, nous serions un amas informe de chair et d’os ou encore une flaque d’eau car ils servent à soutenir et à relier nos tissus et nos organes. Ils ont plusieurs fonctions, sont plus sensibles à la douleur que les muscles ou la peau et hébergent la part émotionnelle de la douleur. Ils portent aussi les sentiments, car ils originent du mésoderme.

Longtemps les fascias ont été considérés par la médecine comme un simple tissu de remplissage humain. Les premières disciplines qui ont reconnu sa noblesse sont l’acupuncture, l’ostéopathie et la naturopathie.  Aujourd’hui les fascias sont reconnus par la médecine comme un organe à part entière tout comme le microbiote de l’intestin l’est.

Selon Wikipédia un fascia est une membrane fibro-élastique qui recouvre ou enveloppe une structure anatomique. Comme une pellicule de plastique (saran wrap) ou la peau transparente d’une cuisse de poulet cuite. C’est la partie molle du tissu conjonctif. Les fascias emmaillotent les muscles, les nerfs, les os et les vaisseaux sanguins dans des poches fasciales à tel point que c’est comme si  nous n’avions plus 600 muscles mais bien un seul.

Les fascias sont composés d’eau, de collagène, d’élastine et de protéoglycanes. L’eau compte pour 60% du poids des fascias; le collagène est une protéine très solide et l’élastine une protéine à la fois solide et élastique; les protéoglycanes sont comme des éponges qui gardent l’eau pour maintenir la souplesse des fascias.

Ils séparent mais en même temps interconnectent toutes les structures comme une toile d’araignée. Ils forment une matrice qui sert de support à tout l’organisme. Les fascias manifestent quatre fonctions: élasticité, glissement, plasticité, contractilité. Lorsqu’ils sont en bonne santé  ils donnent un air de jeunesse à l’enveloppe corporelle. Notons que le diaphragme est aussi un fascia.

Ils accompagnent le mouvement, sont un lieu d’échange des nutriments pour conserver l’homéostasie, permettent un bon flux nerveux et jouent un rôle à la fois dans le système neuroendocrinien et dans l’immunité. Ils absorbent aussi les agressions et le stress physiques et psychologiques  et en gardent une mémoire corporelle.

Une perte de vitalité de nos mouvements, de liberté de nos articulations et de confort peut s’en suivre. Sans oublier la douleur; Christian Courraud, fasciathérapeute et chercheur affirme: “Le fascia est plus sensible à la douleur que la peau. C’est la seule structure à solliciter la part émotionnelle de la douleur.

Plusieurs approches sont possibles pour aider à normaliser les fascias: ostéopathie, fasciathérapie, relâchement myofascial, Trager, Rolfing, intégration posturale, massage transversal profond, méthode Cyriax…

Les fascias sont un réseau de micro-fibrilles qui relient notre peau aux zones les plus profondes du corps. Autrement dit notre mésoderme (fascias, muscles, coeur…) est en communication directe avec notre ectoderme ( peau, système nerveux…) et notre endoderme ( organes internes…). Les fascias diffusent à tout le corps le taux vibratoire des sentiments de notre coeur.

Serge Thérien

Cet article a été écrit par Thierry DUVAL

Vivre mieux, plus longtemps et en bonne santé ne doit pas être le fruit du hasard mais l’objet de toute notre attention face à la complexité du monde dans lequel nous vivons. Trouver un équilibre de vie relève du défi personnel et peut paraître difficile à réaliser. L’ambition de ce blog est d’informer sur des sujets d’actualité porteurs, de sensibiliser sur les dangers qui nous guettent à notre insu et de partager les solutions qui s’offrent à nous et que nous avons parfois du mal à visualiser.

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