Devenons des as de la communication !

Ne vous est-il jamais arrivé de vous sentir incompris ? Pourtant ce que nous disons nous parait clair et néanmoins c’est incompréhensible pour l’autre. D’où vient ce décalage ? Ce décalage est à l’origine d’une dégradation de l’information, de l’échange et de la relation, source de frustration, d’irritation. Alors que nos moyens de communication se sont grandement multipliés, nos moyens de gérer nos relations, eux, n’ont que très peu évolué en parallèle.

L’intégralité du message délivré ne peut être perçu par le récepteur parce que chacun écoute et interprète ce qui est dit en fonction de son vécu, ses croyances, ses états d’âme et tant d’autres facteurs comme le contexte de l’échange ou l’intention du propos qu’ il est rare de se comprendre réellement. Une bonne partie du message reste ignoré. Ainsi les suppositions, les apriori et les jugements vont bon train et dénaturent le message initial. Chacun se fait sa petite idée de ce qu’il croit avoir compris.

Evitons certains pièges lors de nos conversations :

Le piège de croire que l’autre va nous comprendre

Croire qu’il suffit de délivrer notre message à une personne pour être compris est illusoire. Car notre façon de dire n’est pas, la plupart du temps, compréhensible par l’autre. Combien de fois répétons-nous la même chose à la même personne, en vain ? La reformulation réussie évite toute interprétation, met en confiance et permet de vérifier que l’autre a bien compris avec la possibilité de clarifier au besoin ce qui doit l’être en apportant des précisions. Sinon, nous prenons le risque de rester incompris et inefficace dans notre demande.

Le piège du SMS

Une autre illusion est de croire que la technologie va améliorer la communication. Si l’on souhaite exprimer un message important, le SMS, le tweet, le post, vont le complexifier au lieu de le simplifier. Parce qu’il y manque des informations importantes comme l’humeur, le but, le contexte, le cadre. Ces informations manquantes vont fabriquer des hypothèses, introduire l’interprétation, et apporter des tensions.

Le piège de ne pas dire ce que nous attendons

Parce qu’il est confortable de ne pas regarder ce qui ne va pas chez soi, dire que c’est l’autre qui est fautif est une façon de ne pas perdre la face. Nous avons tout à gagner à exprimer nos attentes, à poser des questions pour formuler explicitement nos désirs et nos besoins. Une communication claire et authentique évite tout malentendu, ressentiment et frustration. Alors, osons nous exprimer dans la mesure où l’autre nous le permet en étant dans une écoute bienveillante.

Le piège de croire que notre réalité est la réalité

Autant chacun de nous a son propre point de vue et étant persuadé d’avoir raison, gardons bien à l’esprit que la carte n’est pas le territoire et que notre réalité, ce que nous croyons n’est pas la réalité, d’autant qu’il ya plusieurs possibilités de considérer ce que nous regardons ou disons en fonction de nos attentes respectives. Regardons chacun la face d’une même pièce de monnaie pour se rendre compte que nous regardons le même objet sans voir la même chose. Se mettre dans les chaussures de l’autre est un bon moyen de comprendre ce qu’il veut dire ou voit en fonction de son histoire de vie. Ayant l’esprit ouvert pour élargir notre point de vue et découvrir des territoires inconnus et ainsi nous enrichir du regard de l’autre et d’entre dans une meilleure compréhension dans nos échanges. Même si ce que nous croyons est une partie de la réalité, cela reste une construction virtuelle de notre mental et donc différent de la réalité. La distorsion de la réalité entraine des conflits sans fin et des souffrances.

Le piège de rester figé dans ses certitudes et ses croyances

Soulignons que l’ouverture d’esprit n’est pas une fracture du crâne. Une situation se construit en permanence : elle bouge, elle évolue, elle se transforme. Croire qu’une situation ou un contexte reste immobile est une illusion. Tout évènement est unique et si un élément nouveau survient, le sens de la situation change. Alors à quoi bon rester figé dans des croyances erronées et limitatives qui empêchent le dialogue et la fluidité des échanges. Bon nombre de nos jugements ne sont que des opinions qu’il est recommandé de faire évoluer pour restaurer la réalité de ce qui est plutôt que de rester bloqué sur ce qu’on croit.

Le piège de vouloir donner un conseil quand on ne nous le demande pas

Quand nous écoutons, si nous ne prêtons pas une oreille attentive, nous interprétons sans en avoir la conscience ce que nous dit notre interlocuteur. Interpréter, c’est croire qu’on a compris, rebondir sur un mot qui nous emmène ailleurs, échafauder un scénario, imaginer une histoire… qui n’ont rien à voir avec ce qui est dit. En outre, interrompre l’autre avant même la fin de son message pour chercher à finir ses phrases et dévoiler l’outrecuidance de son égo, lui attribuer des intentions qu’il n’a pas, ne lui permet pas de s’exprimer librement. Ce n’est pas une marque de respect ni le meilleur moyen d’apprendre à le connaitre. De même, vouloir donner son avis ou le “bon conseil” n’a pas beaucoup de sens. L’autre cherche moins une solution que d’abord être écouté et validé dans son point de vue. Une simple reformulation suffit à préciser ce qui est exprimé. Laissons de la place à l’autre pour s’exprimer pleinement dans le respect et la bienveillance et tout ira mieux.

Le piège du point de vue unique, le nôtre bien sûr

Nous avons une fâcheuse tendance à croire que nous avons raison et en retour que l’autre a tort. Difficile d’entrevoir que les deux points de vue peuvent coexister. Vouloir imposer son point de vue, minimiser les propos de l’autre ou tenter de le convaincre qu’on a raison s’apparente à de la manipulation. En retour, la personne ne se sent pas écouté et se ferme au dialogue, surtout si l’idée nous prend de vouloir rectifier ses “erreurs”. On ne peut qu’aggraver la situation en niant le point de vue de l’autre et chercher à parler de soi. A ce stade, on entrevoit le lien avantageux entre une bonne communication et le besoin d’un développement personnel pour éviter de générer un malaise dans la communication. Bien communiquer, c’est aller à la rencontre de l’autre et de ses émotions, pas de soi.

Le piège de croire que l’information recueillie est la vérité

A l’époque des fakes-news, la multiplicité des informations disponibles et souvent contradictoires brouille la réalité de ces messages. On ne sait plus ce qui est vrai ou faux ! Pas facile de savoir ! Or, nous utilisons ces informations dans notre communication sans les avoir vérifiées. D’où la confusion dans nos échanges car nous avons tendance à nous approprier ces informations et les tenir pour vraies.

Pourquoi améliorer notre communication ?

Communiquer, nous le faisons en permanence, c’est une nécessité humaine, indispensable dans tous les secteurs de notre vie. C’est bien au-delà du simple fait de parler et de se faire entendre. Nous aimerions être écouté, compris et validé dans nos émotions et dans ce que nous disons. Ceux qui sont en face de nous ont la même attente que nous. Faisons aux autres ce que nous aimerions qu’ils fassent avec nous. Offrons leur le meilleur de nous-mêmes en étant attentifs à l’autre, respectueux de ce qu’ils nous racontent, bienveillants de les différences de point de vue. Nous avons tout à gagner de la qualité de cette communication en terme de relation, de réussite et de bien-être.

Cet article a été écrit par Thierry DUVAL

Vivre mieux, plus longtemps et en bonne santé ne doit pas être le fruit du hasard mais l’objet de toute notre attention face à la complexité du monde dans lequel nous vivons. Trouver un équilibre de vie relève du défi personnel et peut paraître difficile à réaliser. L’ambition de ce blog est d’informer sur des sujets d’actualité porteurs, de sensibiliser sur les dangers qui nous guettent à notre insu et de partager les solutions qui s’offrent à nous et que nous avons parfois du mal à visualiser.

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