La meilleure attitude

Les préjugés ont la vie dure. Même s’ils sont en nous et font partie de nous, il nous appartient d’avoir l’état d’esprit et l’attitude appropriée pour considérer chacun pour ce qu’il EST et non pas ce que nous croyons.

Préjuger, c’est supposer prématurément et à tort

Comme le mot l’indique, un préjugé est un jugement porté d’avance. C’est pourquoi le préjugé semble bien être illégitime par définition : il consiste en une précipitation de l’esprit dans le jugement, opérée plus ou moins de bonne foi, et peu importe à cet égard qu’il soit “favorable” ou “défavorable”. En d’autres termes, un préjugé est un jugement prématuré en considérant comme résolue une chose qui ne l’est pas encore. On les nomme aussi idées préconçues, idées reçues,  opinions préconçues, parti pris, allant de soi, présomptions ou suppositions. Toutes ces appellations témoignent d’une forme de discrimination arbitraire, hâtive plutôt que d’un discernement objectif.

Au commencement, l’éducation/formatage

Dès que nous étions en capacité de parler, nos parents nous ont transmis leurs savoirs, leurs valeurs, leurs croyances (leurs points de vue). C’est le départ d’un formatage familial (éducation) qui se poursuit par celui de l’école et de la société qui nous enseigne tout ce que nous avons besoin savoir et surtout comment le penser. Cette domestication n’a pas que des avantages car nous avons hérité du bon comme du mauvais. De plus, notre besoin permanent de satisfaire notre entourage pour correspondre à l’image parfaite que l’on attendait de nous nous, nous a poussé à valider ce que l’on nous a fait croire. Dès lors, ces informations bonnes ou erronées se sont gravées comme des vérités immuables dans notre inconscient qui est le principal moteur de nos pensées, qui précèdent nos actions et nos comportements. Au final, inconsciemment, nous avons donné vie à nos idées qui se sont transformées en opinions solidement inscrites dans notre référentiel de croyances.

Redevenir soi

Derrière cette approche insidieuse des apprentissages se cache une perte de notre identité au profit de ce que pensent ou disent les autres. La quête de perfection à faire semblant d’être celui que nous ne sommes pas nous place dans un inconfort mensonger et nous nous mettons à nous juger négativement. Nous utilisons comme on nous l’a appris un système pervers de punition et de récompenses issu de nos croyances. Autant, dans notre petite enfance, nous vivions dans une liberté innocente et l’absolu vérité des adultes de notre famille à qui nous avons donné notre accord, autant à l’adolescence et à l’âge adulte, nous cherchons sortir de la dépendance de l’avis des autres et à reconquérir notre liberté et surtout notre authenticité à redevenir nous-mêmes et en accord avec soi.

Perception et vérité

Il y a l’objet de la perception qui est la vérité et notre interprétation qui est notre point de vue. Assurément, notre interprétation de la vérité est subjective, c’est à dire qu’elle est un reflet de la vérité sans être exactement la vérité. En fait, notre mental n’est rien d’autre qu’une réalité virtuelle filtrée par notre référentiel de croyances pour former une création personnelle pour voir les choses comme nous les croyons ou nous voudrions qu’elles soient. Notre mental est si puissant qu’il perçoit l’histoire que nous créons comme une vérité. Ce mécanisme peut être aussi dangereux pour soi en cas de jugement négatif que pour les autres en provoquant des conflits inutiles. Notre parole représente ce pouvoir créateur.

Conscience de soi et maitrise de soi

Autant la vérité débouche sur la maitrise de soi, la distorsion de la vérité entraine des incompréhensions, des conflits sans fin et des souffrances. La maitrise de soi nécessite une conscience de soi qui fait que nous comprenons que pour que les choses changent, nous devons changer notre système de croyances erronées. La vérité ne se prouve pas, elle existe, peu importe que nous y croyons ou pas. Par contre, les idées reçues, les préjugés, les allants de soi ne sont pas réels puisque créés par le mental, sauf que nous leurs donnons vie dans la virtualité et la subjectivité de notre mental. Souvenez-vous, beaucoup de personnes croyaient que la Terre était plate et bien que nombreux étaient ceux qui le croyait, cela n’en était pas moins faux. Attention à notre système de croyance qui se comporte comme un miroir qui ne nous montre que ce que nous croyons !

Faire des suppositions, c’est chercher des ennuis

La première des supposition est de croire que ce que nous pensons est vrai. Plus encore, nous pensons la même chose de la pensée des autres. Faux !!! La plupart des ennuis de ce monde découlent de ces allégations fictives. Une supposition n’est rien d’autre qu’un mensonge que l’on se fait à soi-même. Fréquemment, notre besoin de sécurité nous entraine à chercher à savoir, à expliquer, à justifier au lieu de poser des questions pour avoir les bonnes réponses. Cette anticipation prématurée nous fait basculer dans le jugement et l’arbitraire et bien sûr loin de la vérité. Malheureusement, notre système de croyance finit par devenir le livre de la loi qui gouverne notre vie comme un tyran en nous privant de liberté et en nous réduisant en esclavage. Le savoir et le comprendre fait toute la différence pour bouger les curseurs de notre référentiel inexact et découvrir de nouveaux modes de fonctionnement. En changeant notre manière de penser, nous pouvons changer notre vie. Nous ne sommes pas ce que nous pensons être mais nous sommes ce que nous pensons.

Tout est dans l’attitude

Que ce soit vis à vis de soi ou des autres, les préjugés sont des obstacles au succès et à la réalisation de soi. ‘Réussir sa vie’ est un beau challenge qui nécessite une déprogrammation des croyances négatives qui nous polluent et nous empêchent d’avancer. Doit suivre une reprogrammation plus positive, plus juste envers soi et envers les autres. La réussite est un état d’esprit. Notre attitude est comme une fenêtre mentale à travers laquelle nous faisons l’expérience du monde. Au départ, quand nous étions enfant, cette fenêtre mentale était propre, claire et nous étions prêts à conquérir le monde. Puis, progressivement, les difficultés de la vie et les critiques se sont accumulées. Notre confiance en soi, notre enthousiasme, nos croyances dans nos capacités et notre mauvaise attitude ont fini par nous décourager et ternir cette fenêtre sur la vie. Laver cette fenêtre, c’est décider de changer d’attitude, c’est retrouver l’enthousiasme de rêver comme un enfant, c’est croire en soi pour découvrir un nouveau monde, une nouvelle réalité où la frustration et la dépression n’ont plus lieu d’être. Pour être heureux, point n’est besoin de circonstances adéquates mais plutôt de posséder une attitude positive à la base de tout succès. Nous devenons alors ce que nous pensons, voilà une bonne raison pour nourrir notre esprit de grandes pensées. Comprenons que si nous pensons être capables ou pas de réaliser quelque chose, dans les deux cas nous avons raison. C’est notre choix, notre décision, notre engagement, notre posture, notre attitude.

La puissance des mots

Prenons garde aux mots que nous prononçons car ils ont un impact considérable sur l’intensité de nos émotions. En outre, n’oublions jamais que nos oreilles et notre inconscient nous écoutent et nous font basculer soit dans un cercle vicieux, soit vertueux. Les mots sont le reflet de l’état d’esprit, du caractère et des intentions de celui qui les prononce. Reprogrammer notre subconscient par un monologue intérieur positif répété et assidu en conscience est de loin préférable à l’écoute des ‘oiseaux de mauvaise augure’. Ces derniers n’accomplissent rien mais dénigrent par dépit sous couvert d’opinions, de suppositions et d’idées reçues les ambitions des autres. Heureusement, nous avons le choix en conscience de contrôler nos paroles et de construire un système de croyances positives pour progresser vers les résultats souhaités.

Nouvelles habitudes pour une nouvelle vie

Comment faire pour maintenir une attitude positive alors que la vie ne nous épargne pas de ses difficultés en tout genre ? Notre nature humaine nous pousse à nous identifier à l’image que nous avons de nous-mêmes, qu’elle soit agréable ou pas. De cette manière, nous déterminons nos limites, notre potentiel de croissance et pour les plus négatif, cela se transforme en un processus d’autodestruction. L’attitude négative est souvent pensée intuitivement comme un garde-fou de notre pensée, une forme de contrôle intelligent dans l’objectif de faire le bon choix au bon moment. Or, l’attitude négative tend à nier, alors que l’attitude positive est créatrice et source d’inspiration. Selon la loi de l’attraction, les semblables s’assemblent, ceux qui partagent les mêmes idées obtiennent les mêmes résultats. C’est une loi de l’esprit immuable. L’attitude positive est accessible à tous et n’est pas réservée à une élite ou à des esprit supérieurs. Etre positif implique un ensemble de pensées saines et créatrices qui tiennent compte de la réalité de l’existence. La personne positive voit les difficultés, ne cherche pas à s’y soustraire mais les assument. Elle comprend que chaque problème contient en son sein la solution. Elle ne succombe pas à ses émotions mais utilise son esprit et son intelligence dans une démarche objective, rationnelle qui débouche sur des solutions pertinentes. L’attitude positive nous permet de trouver les bonnes réponses et de rester calme et serein. Croyons que nous sommes plus forts que nos difficultés et cette nouvelle habitude changera notre horizon en une vie différente car plus agréable, plus sereine, plus riche d’expérience de soi et des autres.

Gardez l’esprit constamment ouvert au changement. Souhaitez-le. Faites-lui la cour. Ce n(est qu’en examinant et en réexaminant vos opinions et vos idées que vous progresserez‘. Dale Carnegie

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