L’équilibre alimentaire au secours de votre dos !

Beaucoup utilise cette expression le “mal du siècle” pour parler du mal de dos. La plupart du temps, nous incriminons plus facilement une mauvaise posture, une fatigue ou un faux mouvement pour expliquer notre mal de dos. Nous consultons alors un professionnel de santé comme un ostéopathe et nous lui disons : “Mon dos me fait mal !” La réponse de l’ostéopathe surprend parfois lorsqu’il dit : “C’est vous qui faites du mal à votre dos !” Qu’est-ce que cela veut dire au juste ? Y auraient-il d’autres facteurs que mécaniques expliquant ces souffrances ? En quoi notre mode de vie actuel se trouverait-il à l’origine de ces douleurs du dos ? Que pourrions-nous changer de nos habitudes pour ne plus souffrir ? Certes, la réponse n’est pas simple, néanmoins, nombreux sont les ostéopathes qui mettent en évidence lors de leur examen le lien entre une inflammation de la sphère digestive et le dos. Très souvent, le soignant retrouve à l’interrogatoire de mauvaises habitudes alimentaires qui engendrent un syndrome inflammatoire plus ou moins chronique. Suite à cette prise de conscience par le patient et à des modifications de ses modes nutritionnels, il apparait que le rééquilibrage alimentaire réduit les inflammations de l’organisme. Une bonne nouvelle pour tous ceux qui souffrent du dos sans toujours connaitre l’origine de ces troubles invalidants. René Leriche, spécialiste de la douleur disait : “La bonne santé, c’est la vie dans le silence des organes“. Il ajoutait : “La douleur ne protège pas l’homme mais il le diminue“. Alors, pourquoi souffrir davantage lorsque l’on a des moyens simples et accessibles pour la faire disparaitre !

Liens entre l’abdomen et le dos

Imaginez-vous le bassin comme une coque de bateau dont la colonne serait le mât et les muscles du dos les haubans. Tout déséquilibre du bassin aura alors des conséquences sur l’équilibre de l’ensemble du système au-dessus. Une tension musculaire d’un seul côté du dos et c’est tout l’ensemble qui se tord pour tenter de s’adapter à cette situation nouvelle, d’où les blocages et les douleurs. Si vous prenez en compte que le ventre avec tout ce qu’il contient comme organes se trouve en avant de la colonne, il est facile de comprendre les liens nombreux entre ces deux systèmes. Par exemple, une inflammation du colon va, par voisinage se propager dans le dos et inflammer la musculature comme le muscle psoas. Cette proximité fonctionnelle montre l’importance d’une bonne hygiène alimentaire pour réduire l’inflammation digestive et soulager le dos. Les aménagements alimentaires suggérés aux patients atteints de douleurs chroniques ont montré leur efficacité sur des douleurs articulaires et musculaires jusque là récalcitrantes.

Qu’est-ce qu’une inflammation ?

Une inflammation aiguë se caractérise par plusieurs symptômes : une rougeur locale au point d’infection ou de la blessure, un œdème (gonflement), une sensation de chaleur et une douleur. L’inflammation est une réponse du système immunitaire utile à l’organisme puisqu’elle lui permet de se défendre de façon ponctuelle contre une agression. Si la réaction inflammatoire touche un organe, la fonction de ce dernier peut être affectée et diminuée. Tous les organes peuvent être touchés. Mais dans certains cas, il arrive que l’inflammation perdure jusqu’à devenir chronique. Le plus souvent, elle n’est pas déclenchée par une blessure ou une infection mais par des signaux de “danger” dont l’origine n’est pas toujours connue. Cette réaction inflammatoire chronique échappe alors à la régulation du système immunitaire

le cercle vicieux : acidité du tube digestif, surcharge pondérale et mal de dos

Très souvent, les troubles digestifs sont la conséquence d’excès ou d’une mauvaise alimentation. Le pancréas et le foie qui ont pour mission de neutraliser l’activité acide de l’estomac par la sécrétion alcaline de la bile s’épuisent face aux excès de substances toxiques accumulés (alcool, café, thé, chocolat, tabac, cola, sucres, céréales raffinées, pains, viande et tout ce qui génère des toxines…).

La fonction hépatique est souvent en cause et toujours silencieuse ; or c’est le foie qui métabolise les sucres et les graisses. L’excès de sucre favorise la transformation du sucre en graisse et libère de l’acide. Le tube digestif (lieu de la digestion) devenu trop acide, n’est plus adapté à l’action des enzymes pancréatiques. La digestion des aliments est perturbée et l’intestin grêle récupère des aliments mal digérés. Sa muqueuse se fragilise, devient irritable et hyper-perméable ne parvenant plus à filtrer les déchets digestifs qui migrent un peu partout dans l’organisme et surtout dans les articulations. L’acidité du tube digestif impose ainsi une surproduction d’enzymes au détriment de la synthèse de l’insuline. Les enzymes et l’insuline sont produits par la même glande, le pancréas.

Le déséquilibre acido-basique entraine un manque d’insuline, ce qui diminue l’absorption du sucre dans les cellules et augmente la concentration de sucre dans le sang. Le sucre en excès se transforme en graisse. La surcharge pondérale est un facteur supplémentaire qui intervient dans le mal de dos. Plus le régime alimentaire est acidifiant, plus l’inflammation des tissus s’installe. De plus, comme de nombreux médecins l’ont mis en évidence, l’acidose aggrave l’arthrose par la perte d’élasticité tissulaire qui engendre des raideurs musculo-squelettiques. Quant à lui, le docteur Jean Seignalet considère l‘alimentation comme “la troisième médecine”.

Une bonne hygiène de vie pour un bien-être corporel

Hygiène de vie, stress, fatigue et émotions ont un impact conséquent sur le corps. Une nourriture mal assimilée aboutit à une lente détérioration des tissus graisseux qui deviennent durs et adhérents. Les terminaisons nerveuses sous la peau subissent la contrainte de ces tensions tissulaires envoient des informations vers la moelle épinière qui répond en retour par un ordre réflexe de contraction des muscles de la zone concernée. La boucle est bouclée dans un cercle vicieux. On saisit l’importance de la prévention active, d’agir en amont avant même l’apparition des troubles fonctionnels par une alimentation équilibrée, saine et adaptée à la situation inflammatoire du patient. Ce message d’hygiène alimentaire est une question de bon sens. Enfin, comme 80% des artères sont situées dans les muscles, plus on bouge, mieux ça circule dans les muscles et mieux le corps se porte. Terminons en soulignant qu’une mauvaise respiration peut être due à un foie surchargé et gonflé qui empêche le diaphragme de descendre, ce qui comprime la plus grosse artère du corps l’aorte qui le traverse pour vasculariser la parie basse du corps. Une mauvaise circulation dans le tube digestif, le dos et les membres inférieurs aura des répercussions sur les organes concernés.

Agir sur l’inflammation par le rééquilibrage alimentaire et autres…

Puisque l’inflammation chronique se développe sur un terrain acidifié, il faut donc rétablir l’équilibre acide-base en consommant des aliments alcalinisants et éviter les acidifiants. Les premiers sont tous les fruits et légumes, les seconds sont essentiellement les protéines animales, les glucides et les céréales.

Manger sain et équilibré, c’est respecter à la fois son corps et son environnement, éviter l’installation de maladies chroniques et gagner en espérance de vie en bonne santé. Manger le plus possible bio, local et de saison ne signifie pas se priver du plaisir de se faire plaisir et de s’accorder de temps en temps un écart gourmand et de se rattraper le lendemain !

Prendre le temps de bien  mastiquer, c’est faciliter le travail de l’estomac et des intestins par l’activation et le travail des enzymes de la bouche. La mastication favorise une meilleure digestion, un meilleur système immunitaire, une meilleure gestion des émotions, une meilleure vitalité, grâce à une assimilation correcte des nutriments.

La pratique régulière de la respiration abdominale est un excellent moyen pour prévenir le mal de dos et les problèmes de digestion. Avec son effet de pompe, le diaphragme va permettre d’équilibrer les pressions intrathoracique et intra-abdominale et éviter l’apparition de trop grandes tensions sur les parois musculo-squelettiques du corps.

Des cures de probiotiques et prébiotiques permettront de reconstituer ou renforcer la flore intestinale (microbiote) qui constitue 70% de notre système immunitaire. Cela aura un impact direct sur la digestion.

Pratiquer une activité physique régulière aidera à lutter contre les douleurs du dos, la constipation… Le professionnel de santé peut proposer des étirements qui préviendront les raideurs.

Une diète isolée de 16 heures (après le repas du soir 20H00 jusqu’au repas du déjeuner du lendemain 12H00) permet de nettoyer et de régénérer le foie (comme un filtre) en lui laissant le temps de se débarrasser de ce qui l’encombre. Certains préfèrent une diète de 24 heures en consommant uniquement une catégorie d’aliments à valeur non énergétique, des fruits ou des légumes et en font une habitude régulière pour laisser le temps au foie de faire son travail de filtre complètement.

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