Travailler pour quoi faire ?

Qu’est-ce que le travail ?

La plus haute aspiration de l’humanité est le passage de la servitude à la dignité, de la nécessité à la liberté. La pyramide de Maslow nous dévoile que le besoin de s’accomplir et de se réaliser est le sommet des aspirations humaines. Notre nature insatisfaite nous pousse toujours vers la recherche de la satisfaction de nos besoins et davantage d’épanouissement. Ce comportement inné se retrouve dans les réactions de chacun et permet d’apporter un éclairage sur les relations humaines parfois compliquées dans l’univers du travail.

Le travail est un commun dénominateur et une condition de toute vie humaine en société. Le travail est l’emploi que fait l’humain de ses forces physiques et morales pour la production de richesses et de services. L’activité du travail se distingue par ses buts, son utilité sociale, par la valeur ajoutée des produits qu’elle crée. Il ne consiste pas simplement dans une activité de transformation. En se confrontant à l’engagement et aux motivations de chacun, la notion de sens au travail revêt des facettes multiples selon l’activité et la fonction pratiquée.

Le travail à travers le monde

L’approche du travail révèle des visages très différents dans le monde. Les européens se posent des questions sur l’intérêt de la semaine de quatre jours (2 français sur 3 y pensent), de la flexibilité du travail (3 français sur 4 aspirent au télétravail), sur la santé mentale en entreprise et même sur les retraites. Les américains, dotés d’une grande culture entrepreneuriale sont fiers de travailler beaucoup et de réussir. En Chine, les salariés se désespèrent de leurs mauvaises conditions de travail. En Russie, la pression idéologique et hiérarchique constante de l’héritage soviétique pousse les entreprises à des efforts de production, ce qui induit une logique d’obéissance des salariés où les intérêts d’état priment sur ceux du citoyen ou de la famille.

Il est difficile de détacher la notion de travail de son contexte historique, sociologique, ethnographique et sans faire référence à la variété de ses formes concrètes selon les sociétés, les civilisations et sans une considération légitime pour le ressenti du travail par ceux qui l’effectuent.

A quoi sert le travail ?

Dans la mesure où le travail salarié impose une contrainte, il y a une privation de liberté, ce qui fait une  différence avec une action librement choisie. Le travail devient action quand il exprime la personnalité de l’individu et lui permet à  de se réaliser. La subjectivité vécue à l’occasion d’un travail va des états d’insatisfaction, de tristesse et même de dépression, de névrose jusqu’à des états de réalisation de soi, de satisfaction et d’épanouissement. Ces nuances se manifestent de manière variées selon les contextes sociaux et culturels.

Tout travail librement consenti est facteur d’équilibre psychologique, de structuration de la personnalité, de satisfaction durable et de bonheur. Certains parlent de fierté, de plaisir et de bonheur à travailler tandis que d’autres expriment leur mécontentement. On peut comprendre que tout travail mal choisi, inadapté à l’individu comme la servitude entraine pour lui des effets nocifs, telles les formes d’aliénation et d’exploitation humaine.

La rémunération juste en rapport avec la qualification, la tâche et les efforts effectués contribuent à valoriser l’individu dans son travail. Sinon, cela crée un état de tension psychologique et d’insatisfaction qui peut conduire à la rébellion.

Le travail est également un phénomène social car on ne travaille pas seul mais au sein d’un groupe, d’une équipe. La conscience d’une appartenance de classe entre dans le champs des forces réelles qui agissent et influent sur l’individu s’il en ressent les valeurs et la représentation, ce qui peut expliquer les relations interpersonnelles difficiles au travail.

L’entreprise est une structure économique plus ou moins grande ou familiale où le salarié peut se sentir plus ou moins impliqué, libre ou contraint, faisant varier son attitude (autonomie, responsabilité, coopération), sa conscience professionnelle et sa productivité.

En quête de sens au travail, commencez par vous écouter !

Si vous vous levez difficilement tous les matins, si vous traînez des pieds pour vous rendre à votre bureau, si vous vous sentez découragé, démotivé, triste… C’est peut-être le moment de faire le point sur votre vie professionnelle sous peine de souffrances comme le burn-out à plus ou moins court terme.

Par exemple, la perte de sens qui vous envahit est-elle due à une impression d’inutilité ? L’écart entre vos tâches et votre morale vous apparaît-il trop grand ? Vous avez le sentiment de n’être qu’un minuscule maillon dans une chaîne de production sans fin et vous ne comprenez pas à quoi sert votre travail ? etc…C’est le bon moment pour se poser les bonnes questions !

Que faire : modifier sa façon de travailler ou changer de métier ?

Les deux questions se posent : s’agit-il d’un ajustement des conditions de travail pour retrouver du sens ou bien cela doit-il passer par un changement de voie pour atteindre cet objectif ? Cette étape de questionnement nécessite une analyse de la situation professionnelle et une introspection qui peut prendre du temps et occasionner inquiétude et mal-être.

Quelle valeur donner au travail ?

Travailler s’avère bien plus que d’échanger du temps contre de l’argent ou gagner sa vie. Payer ses factures, réaliser un projet, faire face aux imprévus ou simplement se faire plaisir nécessite une certaine sécurité financière. Pour autant, le travail nous apporte une intégration sociale par les relations interpersonnelles vécues et une source d’épanouissement personnel par le sens que nous donnons à notre travail comme la valorisation de soi, l’apport de notre contribution sociale et l’enrichissement personnel de nouvelles connaissances et habiletés.

Le métier idéal

Le métier idéal seraient peut-être celui qui proposerait un équilibre entre vie professionnelle et vie privée, une activité libre et sans contraintes, dans le respect et la valorisation de la personne, avec la possibilité de gérer son temps à sa convenance, avec l’autonomie et la responsabilisation de la personne tout en restant au contact d’un groupe et de collaborer utilement au bien-être des autres, un chemin de vie fait de fierté et de bonheur sans oublier la sécurité financière.

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